Nos projets étudiants

Principe

L’Arène Théâtre prend à cœur l’accompagnement des étudiant.e.s dans la création artistique
de leurs projets dramatiques.

Chaque saison, une dizaine de projets sont retenus, créés et représentés lors des festivals.

Un projet soutenu bénéficie de créneaux de répétitions (3h/semaine) dans une salle dédiée, d’un accès au matériel technique,
d’un budget pour les costumes, les décors, etc.

Chargé.e de projet

L’étudiant·e à l’initiative du projet est chargé·e
du bon déroulé pendant la création,
garant du matériel et de la salle pendant
ses répétitions. Iel est lae plus au contact
de l’équipe et prend la responsabilité
de son groupe.

L’étudiant·e au poste de chargé·e de projet est éligible à la validation de l’engagement étudiant.

Les projets de la saison

Les nocturnes

Spectacles programmés en soirée et dans une salle.

! 8 projets maximum !

Les insolites

Spectacles et/ou performances survenant en journée et en extérieur.

Princes et princesses : les cunt de la nuit

Chargé de projet : Kim Patz

Durée : 1 h 30

Date : 14 mai 2026 – 18 h

Lieu: L’ADEC

Dans cette réécriture farfelue des contes de Princes et Princesses de Michel Ocelot, les ombres se trans-forment en drags insolent.es. Dans un registre camp, trashy et absurde mêlant culture populaire et mélodrame ancien, s’alterneront scènes jouées et performances de lipsync drag. De prince à princesse, de grande reine à misérable troubadour, les Cunts de la nuit vous invitent à entrer dans leur salle de projection et imaginer avec elles leurs folles transformations…

Electre des bas-fonds

Chargées de projet :

Tiffaine Tison et Salomé Tison

Durée : 1 h 30

Date : 14 mai 2026 – 21h

Lieu: L’ADEC

La famille des Atrides, maudite par la vengeance, est connu notamment pour l’histoire d’Agamemnon, roi de Mycènes et commandant en chef des forces grecques lors de la guerre de Troie, qui offensa Ahténa et dû tuer sa fille Iphigénie pour calmer la déesse. Il rentre victorieux de la guerre, sans se douter que sa femme, Clytemnestre, désireuse depuis 10 ans de venger sa fille assassinée, le tua à son tour. Dans Electre des Bas-Fonds, Simon Abkarian reprend l’histoire au moment où Oreste, fils de Clytemnestre et d’Agamemnon, qui vivait depuis des années chez son cousin Pylade, revient sur les terres de son enfance pour venger un père qu’il n’a pas connu. Il y retrouve sa sœur, Electre, partit vivre dans les bas-fonds, engluée dans une colère qui la pousse à détester sa mère et désire ainsi venger son père. Leur sœur, Chrysothémis, quant-à-elle, représente la neutralité de ce conflit, elle n’en veut pas à sa mère et comprend même son acte. Le plan s’élabore sous la présence de Kilissa, nourrice des enfants, rendu aveugle par Egisthe, l’amant de Clytemnestre, elle semble déjà tout savoir, bien qu’elle soit la plupart du temps silencieuse, elle n’est pas moins importante dans l’histoire. A la fin, Oreste finit par tuer Egisthe puis sa mère Clytemnestre.”

TW : évocation de viols

Eclipsae.s

Chargé.es de projet  : Leïla Coquelin, Maxence Happé et Métal Grellier

Durée : 1h45 min

Dates : 15 mai 2026 – 18h 

Lieu : L’ADEC

« Tout gravite autour de moi, ma tête tourne sans jamais s’arrêter, mais mon corps s’est profondément enraciné sur ces terres. »

La pièce suit des êtres confrontés à un monde en déclin, marqué par la montée du fascisme.

A travers leurs tentatives pour donner un sens à leur existence, elle interroge une question

essentielle : comment continuer à se sentir vivant.es quand tout semble s’effondrer autour de nous ? De planètes en planètes, iels cherchent du sens ailleurs, des réponses à ce qui leur est encore inconnu. Minuscules molécules qui forment un seul corps, balancées à toute vitesse dans l’univers. Destruction, aliénation, les orties s’enroulent autour du corps, enracinent l’individu et se multiplient jusqu’à tout faire exploser. Quête profonde de se sentir vivant.e, corps exposés au fascisme, à la solitude, à l’amour. Puis s’éteignent.

TW : évocation de sujets sensibles, violences liées au fascisme, maltraitances physiques morales et émotionnelles, voix-off avec expériences individuelles (a redefinir)

Phèdre !!

Chargés de projet : Nolann Payet et Baris Kaan Atas

Durée : 1h40 min

Date : 16 mai 2026 – 21h

Lieu: L’ADEC

Phèdre est une tragédie trop classique et longue pour vous ? Vous préférez une comédie légère mêlant différents humours ? Dans ce cas bienvenue dans le salon de nos chères narratrices, passionnées par cette pièce elles vont vous raconter Phèdre de Jean Racine sous un autre regard, un regard qui vous fera rire ! Cette adaptation abordera les différentes facettes de l’œuvre originale avec un enthousiasme réjouissant, tout en gardant un peu de tragédie; on ne va pas dénaturer entièrement le travail de Racine tout de même. Mais trêve de bavardage, prenez place il est grand temps de redécouvrir Phèdre !!

Ne pas sombrer

Chargé de projet :

Marius Vialatte

Durée : 1 h 

Date : 15 mai 2026 – 18h

Lieu: L’ADEC

 Ne pas sombrer parle des liens qui existent entre le plaisir et la lutte, de la culpabilité du plaisir, de la nécessité du collectif et d’espace de soutien et de création, de la disparition préméditée de la culture comme un des leviers, souvent discrets, insidieux, du fascisme.

Le texte vise à pointer les dynamiques d’oppressions actives dans la mise au pas de la culture en même temps qu’une tentative, comme une nécessité, d’y résister. Sans la prétention d’apporter des solutions, il s’agit déjà de se confronter aux questions qui sont posées : quand est ce qu’on arrête d’être concerné par ce qui arrive à nos corps ? quels corps ? dans quel espace ?

TW : mention de violences, de VSS, de racisme, de LGBTphobie.

Quelques tentatives pour en finir avec le fascisme

Chargée de projet : Lorella Marques

Durée : 1h10

Date : 16 mai 2026 – 21h

Lieu: L’ADEC

Le fascisme n’est ni un souvenir lointain ni une menace spectaculaire. Il circule, s’adapte et s’installe dans nos quotidiens. Relayé par les médias, appris à l’école, vécu au travail, il s’invite à table, s’infiltre dans les amitiés, glisse dans nos conversations — jusqu’à normaliser la violence, parfois même au cœur de nos espaces de lutte. Quelques tentatives pour en finir avec le fascisme est une suite de tableaux où l’idéologie autoritaire traverse les corps, contamine les relations, et où l’on tente, tant bien que mal, d’y résister.

TW : effet stroboscopique, évocation de violences

L‘amante anglaise

Chargé.es de projet : Gaspar Gross et Siloé Lucas

Durée : 1h30

Date : 17 mai 2026 — 15 h

 Lieu : L’ADEC

 Un crime. Une femme. Des silences révélateurs. Dans L’Amante anglaise, Marguerite Duras nous plonge dans une enquête où la vérité semble se dérober à chaque réponse. Sur scène : des voix, des questions, des fragments de souvenirs et une tension prenante. Plus on croit comprendre, plus le mystère s’épaissit. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un crime. C’est une découverte de l’invisible, de ce qui échappe, de ce que l’on ne peut pas ou plus expliquer. Entrez dans l’ombre. Et venez découvrir une pièce où le mystère demeure.

TW : évocation de gore

 

Comète de merde

Chargée de projet: Louly Dives-Martin

Durée : 1h10 min

Date  : à venir

Lieu : à venir

Cette pièce résonne comme un cri, comme une tentative de comprendre pourquoi on s’accroche encore lorsque tout s’effondre.

C’est l’histoire de Coban, Françoise, Charles, Asrielle et Mylène, enfermés dans une clinique psychiatrique suite à un parcours de vie traumatique. Ils cherchent à aimer, à exister, à se faire entendre le plus fort possible pour que personne ne les oublie.

Le fil rouge de cette pièce, ce sont les comètes : ces astres qui brûlent trop fort, trop vite, mais qui laissent une trace dans le ciel, comme nos personnages.

C’est une pièce sur la fragilité, la folie, la beauté d’aimer.

Sur la vie après la mort. Sur la tendresse après le chaos.

“Nos Comètes”, c’est un adieu, mais aussi un recommencement : apprendre à aimer magistralement.

TW : agression sexuelle, suicide dépression et alcoolisme

Le fil rouge d’Ariane

 Chargés de projet :

Yaëlle Delaporte

Durée : 1 h 20

Date : à venir

Lieu: à venir

Ariane l’a dit ainsi lorsqu’elle et Dionysos se sont mariés : le fil rouge est synonyme de destinée, de ce qu’on ne peut éviter. C’est certainement ce destin qui amène Homère, romancier raté, au bar du même nom. Embauché malgré lui derrière le comptoir par un Dionysos râleur, il va voir défiler au Fil des personnalités hautes en couleur. Entre enterrements de vie de jeune fille, scènes de ménages, zones à défendre, longs monologues et mystères, il réalisera que son rôle ne se limite pas à nettoyer des verres. Les histoires sont là, prêtes à être écrites. Héra peut-elle sauver son mariage qui part en vrille ? Patrocle va-t-il enfin avouer ses sentiments à Achille ? Qu’est-ce qui tourmente ainsi le mystérieux Personne ? Nul ne peut prévoir ce qui arrive quand le carillon sonne. Tout est possible dans cette comédie, qui reprend mythologie avec humour grinçant et polisson, et, qui sait ? Peut-être qu’Homère retrouvera l’inspiration ?